Chatbot
ACCOMPAGNEMENT
Chatbot
financement
PRENDRE RDV DEVENIR ADHÉRENT
Les portraits

FEMMES DE LA FRENCH TECH - Cécile Bayard, fondatrice de MFS

Publié le
2 avril 2026
Femmes de la French Tech - cécile bayard - mfs

La Mission French Tech et son réseau des Capitales et Communautés French Tech se mobilisent pour mettre en lumière les femmes qui, partout en France et dans le monde, font la French Tech.

Parce qu’on ne les voit pas encore assez, et qu’on a besoin de plus les voir pour que d’autres les rejoignent, nous donnons la parole à celles qui sont déjà des piliers de la French Tech.

Zoom sur Cécile Bayard, fondatrice de MFS

Quel a été ton déclic « French Tech » ?

Mon déclic a été de réaliser que l’économie circulaire pouvait devenir un véritable projet industriel, pas seulement une démarche artisanale ou militante. En développant Ptitcul puis MFS, j’ai compris qu’il existait une place pour des solutions locales, innovantes et scalables, capables de transformer nos déchets en ressources. C’est là que je me suis reconnue dans l’écosystème French Tech.
Je suis entrepreneure dans l’âme, avec un parcours entre gestion, enseignement et projets terrain. L’idée de Ptitcul est née d’un besoin très concret en randonnée : avoir un objet simple, utile et durable. En développant ce produit, j’ai découvert tout un potentiel autour du surcyclage textile. Cela m’a naturellement conduite à co-créer MFS pour structurer cette approche à une échelle plus industrielle et territoriale.

La chose dont tu es la plus fière ?

D’avoir réussi à transformer une idée née lors d’un pique-nique en montagne en un projet concret qui crée de la valeur locale. Voir aujourd’hui des partenaires industriels, des ESAT et des entreprises travailler ensemble autour du surcyclage, c’est la preuve qu’un projet peut être à la fois utile, économique et humain. J’en suis d’autant plus fière en tant que femme entrepreneure : c’est un sujet souvent évoqué, mais tant qu’on n’y est pas confrontée, on ne mesure pas vraiment les défis que cela représente.

Ton objectif professionnel le plus fou ?

Faire émerger depuis Saint-Étienne une filière industrielle du surcyclage capable d’inspirer d’autres territoires en France et en Europe. Mon ambition est de montrer qu’on peut produire localement, avec des ressources existantes, et construire une industrie circulaire compétitive.

Si tu pouvais revenir en arrière, est-ce qu’il y a quelque chose que tu ferais différemment ?

Je structurerais plus tôt l’aspect industriel et les partenariats. Au début, on avance beaucoup à l’intuition et à l’énergie. Avec le recul, j’ai compris que l’impact et la pérennité passent aussi par la structuration, les réseaux et la vision long terme.

Ces articles peuvent vous intéresser